Blessures et banc : Martin Terrier à l'étroit au Bayer Leverkusen

The short version
- Arrivé pour 20 M€ en 2024, Martin Terrier est lié à Leverkusen jusqu'en 2029.
- Rupture du tendon d'Achille en janvier 2025 : 269 jours d'absence et 31 matchs manqués.
- Cette saison, il totalise 2 apparitions et 75 minutes de jeu.
- Lille et Rennes ont tenté de le recruter cet été ; l'OM n'a pas pu entrer dans la course.
- Selon Tristan Bernert, un départ est attendu l'été prochain au plus tard, peut-être dès l'hiver.
Privé de temps de jeu au Bayer Leverkusen après deux saisons rythmées par les blessures, l'attaquant français, courtisé par Lille et Rennes cet été, pourrait partir dès l'hiver.
L'été 2024 a marqué le grand départ de Martin Terrier. Après n'avoir évolué qu'en France — à Lille, Strasbourg, Lyon puis Rennes —, l'attaquant de 29 ans, né à Armentières, a rejoint le Bayer Leverkusen contre 20 millions d'euros, avec l'envie de donner une nouvelle dimension à sa carrière.
Les débuts sont restés discrets : 2 buts et 2 passes décisives en 20 matchs lors de la première année. Un volume déjà rogné par deux blessures initiales, responsables de vingt jours d'arrêt et de cinq rencontres manquées.
Le vrai séisme date de janvier 2025 : rupture du tendon d'Achille droit, 269 jours d'éloignement des terrains, 31 matchs aux abonnés absents. Le directeur sportif Simon Rolfes avait alors évoqué une épreuve douloureuse, pour l'intéressé comme pour la formation rhénane, en promettant de l'accompagner au mieux.
De retour le 18 octobre 2025 contre Mayence en Bundesliga, il a suffi de quatorze minutes au remplaçant pour marquer. La saison 2025-26 s'est achevée à 5 buts et une passe décisive en 24 matchs, mais sur une nouvelle lésion, aux ischios : 116 jours d'arrêt et huit rencontres perdues, après un pépin bénin en février (4 jours, 1 match).
L'été a ensuite relancé les rumeurs. Bruno Genesio, qui l'a eu sous ses ordres dans différents clubs, aurait souhaité le voir à l'OM, mais Marseille n'a pas été en mesure d'entrer dans la danse ; le LOSC et Rennes se sont affrontés sur le dossier, sans succès. Terrier, sorti d'un léger souci physique (11 jours, 1 match manqué), est reparti en Allemagne.
Le début d'exercice confirme la marginalisation : deux apparitions, 75 minutes au total. Quatorze face à Augsbourg le 12 septembre en championnat, 61 contre Celje le 16 septembre en Europa League, puis un match sur le banc sans entrer, contre Leipzig. Il reste lié au club jusqu'en 2029 et affiche une valeur de 8 millions d'euros selon Transfermarkt.
Tristan Bernert, journaliste pour Fussball Transfers, replace cette situation dans son contexte. Lorsque Terrier débarque, Leverkusen sort d'un championnat conquis avec Xabi Alonso et recherche des profils prêts à produire sans phase d'adaptation, à rebours de sa tradition de paris sur les jeunes. Son poste favori, à gauche de l'attaque, appartenait alors à Florian Wirtz, l'étendard de l'équipe ; le Français a navigué entre onze de départ et banc, et même le départ ultérieur de Wirtz n'a rien changé. Quatre entraîneurs se sont succédé sans l'imposer, lui qui était indisponible pendant toute la période Ten Hag.
Quant au joueur, Bernert le juge utile sans être décisif : puissance athlétique présente mais pas remarquable, dribbles corrects sans grande précision, frappe honorable sans être celle d'un tueur de surface, technique propre sans éclat. Un profil de rotation pour des prestations convenables, dans un effectif qui investit de nouveau sur la jeunesse. Il voit par ailleurs le Français partir l'été prochain au plus tard, peut-être dès l'hiver, tout en admettant ignorer pourquoi un transfert vers la France, annoncé par la presse allemande, a échoué cet été.
Si rien ne bouge, le dossier devrait ressortir en janvier 2027, après les rumeurs de l'hiver et de l'été 2026, avec des clubs français toujours susceptibles de se positionner. À suivre ensuite sur les pelouses : France–Belgique, lundi 5 octobre, à 14 h 45 heure de l'Est, au Stade de France.
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